Une histoire qui traverse les siècles

On retrouve la trace de la famille Algier dans le milieu de la joaillerie parisienne dès 1792. Mais l’aventure de la maison commence un siècle plus tard.

 

Le 28 février 1887, Emile Algier obtient de Monsieur Boucheron, le fondateur de cette une grande maison de la joaillerie à Paris, une lettre de recommandation. Et pas des moindres. Il a été employé pendant 7 ans et demi à la pierrerie comme on disait alors, et Monsieur Boucheron, depuis son bureau du Palais Royal, recommande son ancien employé auprès des marchands de pierres. “Je viens attester sa parfaite honorabilité et sa probité à toute épreuve.”, écrit-il, en ajoutant : “Il a une connaissance réelle de la pierrerie et je ne saurais trop le recommander aux marchands de pierre. Il mérite leur entière confiance comme il a la mienne.” Peut-on rédiger une plus belle lettre de recommandation ? La dynastie Algier est née.

 

 

 

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De père en fils, depuis, le savoir-faire se transmet. Et l’entreprise n’a pas bougé du centre de Paris, entre Les Halles et le Marais depuis trois générations. Rue du temple, au-dessus de l’entrée de l’immeuble, le nom des Algier s’impose en larges lettres gravées dans la pierre.

Le grand-père de Philippe Algier travaillait et vivait là. Sa chambre est devenue le bureau du directeur. Au plus fort de l’activité, on a vu jusqu’à 50 personnes dans l’atelier. La production allait bon train, et le grand-père était sur la route une semaine sur deux  : il partait vendre les alliances, les bagues, les broches et les boucles d’oreilles aux détaillants de province.
Aujourd’hui, c’est le fils de Philippe Algier, qui apprend le métier. De l’atelier où il a fabriqué ses premières pièces aux réseaux sociaux qu’il anime, le témoin continue de se transmettre.

Philippe Algier

Jeune, Philippe Algier aurait pu devenir joueur de foot, ou professeur de sport. Joaillier, pas forcément.

 

Mais il suffit parfois d’un rien pour basculer dans le métier de son père et de son grand-père. Un rien, un petit coup de pouce du destin, et s’apercevoir, très vite, que l’on est fait pour cela, qu’on aime le métier, qu’on l’apprend vite, et qu’on y fait rapidement des choses dans l’esprit de la maison. Philippe Algier a occupé tous les postes, appris la technique, manipulé tous les outils. Il a fondu, serti, sélectionné les pierres, dessiné, martelé…

 

 

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Très vite, Philippe s’installe dans l’immeuble familial, et monte sa propre entreprise. On est en 1979. Il reçoit aujourd’hui les clients dans une pièce qui fut la chambre de son grand-père. Un bureau qui a vu passer depuis des décennies quelques-unes des plus belles pièces de joaillerie de Paris.

En quarante ans d’expérience, il a conçu des centaines de modèles originaux, intemporels, véritables incarnations du chic et du luxe à la française. Ses clients le recommandent à leurs amis, et le bouche à oreille est son plus sûr moyen de promotion au fil des décennies.

« J’ai la chance d’exercer un métier créatif, en contact avec ce que l’univers a produit de plus beau, et de donner du plaisir, d’offrir du rêve aux gens. Les matières sont belles, les clients viennent avec le sourire », explique Philippe Algier pour qui la plus belle des récompenses semble être le regard d’une femme qui découvre l’éclat d’un bijou qu’on lui offre.